Dans les esprits, les différents types de lésions musculaires se chevauchent et semblent un peu confus ; nous allons donc les passer en revue du plus bénin au plus grave.

Les atteintes musculaires suites à des accidents musculaires

Toutes les pathologies qui suivent sont anatomiquement différentes et demandent une prise en charge propre à chacune. Nous ne traiterons pas ici des accidents musculaires secondaires à des traumatismes externes (chocs, béquilles..).

La crampe

C’est la contraction brutale et involontaire d’un muscle ; souvent très douloureuse, elle cède spontanément en quelques minutes. Elle est le plus souvent secondaire à la déshydratation.

Les courbatures

Tous les sportifs connaissent ces douleurs diffuses du lendemain, qui cèdent en 2 à 3 jours. Quelques étirements en fin d’exercice et un petit footing léger de décrassage le lendemain en viennent à bout.

La contracture

Il s’agit de la contracture d’une partie du muscle souvent secondaire à un exercice violent, brutal sur un muscle mal préparé. L’exercice peut être poursuivi à chaud, la douleur se faisant plus présente le lendemain. L’étirement et la contraction du muscle sont douloureux. Elle doit être prise au sérieux car c’est un endroit en souffrance qui peut conduire à un accident plus grave. Le traitement associe le repos 5/6 jours, mésothérapie et soins locaux par pommades et kinésithérapie.

Les atteintes musculaires suite à un étirement du muscle

Les accidents suivants comportent tous des lésions anatomiques de la fibre musculaire et peuvent être mis en évidence par l’imagerie (échographie, IRM, thermographie) contrairement aux accidents précédemment cités, ils sont tous secondaires à un étirement du muscle au delà de ses limites physiologiques.

L’élongation

Elle correspond à des micro-déchirures musculaires, la clinique est très proche de la contracture, seuls un examen clinique minutieux et/ou l’imagerie peuvent en faire la différence. Le repos d’une dizaine de jours est impératif associé à des traitements médicamenteux et locaux.

La déchirure

Appelée claquage , elle correspond à la rupture d’un nombre important de fibres musculaires. Souvent décrite comme un coup de poignard, la douleur est soudaine et violente imposant l’arrêt immédiat du jeu. Le membre atteint gonfle et une ecchymose apparaît témoin du saignement profond. Le traitement est long imposant un arrêt de sport souvent supérieur à 4 semaines et doit être bien conduit afin d’éviter les séquelles et les complications.

Les ruptures musculaires

Ici le muscle est déchiré transversalement, avec perception d’un craquement lors de l’accident. Cliniquement on est proche de la déchirure avec en plus l’existence d’une tuméfaction au-dessus de la rupture, le muscle étant rétracté. L’arrêt du sport est ici de 2 mois environ avec, selon la localisation, des indications chirurgicales qui sont heureusement rares.

Conduite à tenir sur le terrain

L’ennemi de l’accident musculaire est la constitution d’un hématome qui va nuire à la bonne cicatrisation et donner les complications. Dans tout les cas, en attendant un diagnostic clinique précis, il faut à chaque fois :

  • Arrêter le jeu – Appliquer du froid (glace, bombe cryogel…).
  • Confectionner un bandage compressif (bande circulaire souple non adhésive). – Ne jamais masser et prendre des médicaments sans l’avis du médecin.
  • Consulter son médecin du sport qui prescrira au 3ème jour une échographie s’il le juge nécessaire.

Si un hématome important est toujours présent le 8ème jour on pourra être amené à le ponctionner. Dans tous les cas, un muscle bien préparé à l’effort (échauffement, étirement, hydratation) est un muscle résistant.

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