Généralité sur la spasmophilie

Dans certains circonstances (angoisse, stress), des personnes ventilent de façon trop rapide, ce qui favorise l’élimination du CO2 dans l’air expiré, et donc la baisse de son taux dans le sang. Ce déséquilibre chimique entraine un dysfonctionnement des muscles qui vont se contracter anormalement.

Le premier stade est la crise de spasmophilie. La victime ressent des sensations anormales : engourdissement, fourmillements symétriques des extrémités des membres (deux ou quatre) ou de tout le corps, picotements dans tout le thorax, sensation d’oppression thoracique, sensation de vertiges, difficultés à déglutir avec impression de boule dans la gorge, angoisse; Il n’y a jamais de perte de connaissance.

Le deuxième stade est la crise de tétanie avec contraction des muscles, surtout au niveau des mains qui prennent la forme de la main de l’accoucheur. Les paumes sont tournées vers le haut et les doigts sont convergents.

A noter qu’il existe souvent une hyperventilation qui n’est, en aucun cas, une détresse respiratoire : la saturation en O2 est normale. Par ailleurs, en cas de sensation d’oppression thoracique et d’angoisse, il est parfois difficile de faire la différence avec un syndrome coronarien.

Après la crise, la victime ressent souvent une sensation de fatigue.

Les signes spécifiques d’une crise de spasmophilie ou tétanie

Rechercher par l’interrogatoire de la victime ou de l’entourage :

  • Les antécédents (spasmophilie connue…)
  • Les facteurs déclenchant (s) (environnement conflictuel, anxiété, choc émotionnel…)
  • Le traitement en cours : calcium, magnésium, sédatif

Rechercher ou apprécier :

  • La présence d’engourdissements
  • Des fourmillements symétriques à l’extrémité des membres ou sur tout le corps
  • Des picotements dans tout le thorax
  • Une sensation d’oppression thoracique
  • Des difficultés à déglutir
  • Des mains en position « d’accoucheur »
  • Une fréquence respiratoire élevée
  • Une absence de perte de connaissance, de mouvement saccadés, de perte d’urine, de morsure de langue, de révulsion des yeux, de cyanose, de sueurs.

Conduite à tenir

En parallèle de la réalisation d’un bilan complet et des gestes de secours adaptés :

  • Isoler la victime
  • Calmer et rassurer la victime
  • Indiquer de respirer doucement à la victime

En cas de crise de tétanie : Mettre en place un dispositif d’inhalation non occlusif, englobant la bouche et le nez de la victime sans apport complémentaire d’O2.

 

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