Pont de Mihong

Lors du Nouvel An Chinois en janvier 2005, un mouvement de panique a entrainé 37 morts et 24 blessés à Miyun (banlieue nord de Pékin, Chine) sur le pont de Mihong (pont piéton). Ce pont permet de relier les deux côtés de la ville. Lors du festival des lanternes (tenu pendant le Nouvel An Chinois), les responsables ont planifié un feu d’artifice vu dans le parc Mihong. Les jours précédents, les spectateurs pour le festival étaient estimés à 5,000, mais ceux-ci ont été bien plus nombreux (40,000 spectateurs lors de l’incident) pour la soirée où avait lieu les feux d’artifice. Le flux de spectateurs a été constant pendant l’après-midi, et les familles locales sont arrivées toutes au même moment, juste avant le début des feux. Le pont, qui permettait d’avoir une meilleure vue, a été assailli des deux côtés, et il n’y avait malheureusement aucun responsable cette année pour gérer la traversée de celui-ci. Lors des dernières minutes avant le lancement des feux, les personnes ont couru et se sont bousculées pour pouvoir monter sur le pont, bloquant les personnes se trouvant déjà dessus. Les personnes ont été compressées et il a fallu 7 minutes aux équipes de sécurité pour réaliser la catastrophe à cause du bruit des feux recouvrant les appels des personnes.

Ce désastre a s’explique par de nombreux facteurs: mauvaise communication, mauvaise gestion de crise, estimation du nombre de spectateurs incorrecte, localisation dangereuse. Les responsables de la sécurité ont été emprisonnés après celui-ci.

Lan Kwai Fong (Hong Kong) et Askashi (Japon)

Suite à deux mouvements de panique (Japon et Hong Kong), des chercheurs ont étudiés les deux localisations pour les modéliser et éviter tout futur désastre. De ces recherches, Lee et al. en ont tiré qu’il est impossible de changer la vélocité des personnes en soit, mais celle-ci peut varier selon la complexité du passage (utilisation de portes, barrières etc.).  Ainsi, ils ont pu d’abord estimer les endroits où ils ont besoin de ralentir ou accélérer le flux, avant d’installer des barrières par exemple.

 

Cette solution, souvent utilisée en Asie, n’est cependant probablement pas appropriée à la France car nous n’avons pas la même perception des barrières, et surtout des forces de l’ordre (bien plus respectées en Asie).

 

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