Il n’existe à ce jour pas de formation théorique quant aux mouvements de panique. Cependant, une grande expérience sur le terrain permet à tous les décisionnaires d’avoir vécu de nombreux cas de figure auparavant.

Pour tout événement sur la voie publique, un organisateur doit être déclaré à la Préfecture. Ce dernier est responsable pénalement du bon déroulement de l’événement. Il arrive qu’aucun organisateur ne soit déclaré, ce qui complique la gestion pour la police. Il est important de noter la différence entre un événement pré-organisé, et un rassemblement qui peut s’effectuer « par hasard ». Ce dernier sera alors beaucoup plus difficile à réglementer par les forces de l’ordre. Un policier sera toujours près de l’organisateur pendant le déroulement de l’événement, et permettra la liaison entre la préfecture et l’organisateur.

Pour les événements de plus de 1500 personnes, l’organisateur doit déclarer une association de premiers-secours, qui permettra de faire les premiers soins, ou de dispatcher dans différents hôpitaux les blessés. Grâce au Guide national de référence DPS (Dispositif Prévisionnel de Secours), mis en œuvre en 2007, une estimation du nombre de secouristes nécessaires est calculée. Le DPS prend en compte l’effectif prévisible déclaré du public, mais aussi le type d’activité, les caractéristiques de l’environnement (ou accessibilité du site) et enfin, le délai d’intervention des secours publics sur le point le plus éloigné. Selon la valeur obtenue, l’organisateur devra mettre en place un dispositif de petite/moyenne/grande envergure.

Comme il n’est pas légal d’imposer une direction pour les piétons (vu qu’il s’agit de lieux publics), la Préfecture, en accord avec les sociétés de transport urbains, fermeront certaines stations de métro pour avoir un flux « naturel » vers une direction.  En fermant les stations les plus proches de l’événement, cela permet aussi d’éviter les engorgements devant les tourniquets, et d’étaler les personnes sur une plus grande distance.

Utiliser des barrières semble difficile en France, et nécessiterait un large déploiement de policiers pour être respecté.

Le coût des nouvelles technologies permettant d’analyser la foule reste, à ce jour, très élevé. Ces outils ne sont donc pas encore utilisés en France. Cependant, des caméras vidéo permettent à la Préfecture d’analyser en temps réel certains points stratégiques et de prendre des décisions d’intervention si nécessaire.

 

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