La panique dans la foule peut être déclenchée pour de nombreuses raisons. Celle-ci est toujours le résultat des trois points suivants :

  • La perception d’un danger imminent et grave par la foule
  • La perception qu’il n’y a que quelques sorties de secours
  • La perception que ces issues de secours se referment, ce qui incite les personnes à vouloir s’enfuir au plus vite.

Il est important de noter qu’il ne s’agit que de perceptions – le danger peut être non existant, mais si la foule est inquiète (ce qui est le cas de nos jours avec la montée du sentiment d’insécurité général), ceci peut se déclencher et se propager au sein de la foule très rapidement. Helbling définit ainsi dans « Pedestrian, Crowd and Evacuation Dynamics » la panique fantôme (« phantom panic » en anglais) une panique sans dangers réels.

Les actions des personnes lors de mouvements de panique  sont encore discutées à ce jour :

  • La version ancestrale voudrait que les personnes agissent de façon irrationnelle
  • C. McPhail, quant à lui, prouve que les personnes agissent de façon raisonnable et réaliste.

Il est important de comprendre qu’un groupe de personne agit différemment selon le type d’événement. Par ailleurs, les actions individuelles ne peuvent pas être additionnées pour mesurer les actions d’un groupe, celles-ci changeant énormément de ce que ferait un individu s’il était isolé.  Un autre concept est alors important : celui de désindividualisation (Festinger et al.). Il correspond au moment où les personnes ne se sentent plus responsables de leurs actions (se sentant protégées par le groupe), ce qui entraîne en général des dangers supplémentaires. Seule la police intervient si ceci arrive : elle essaiera en général de disperser la foule pour que les personnes reprennent « conscience » de leurs actions.

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