Description de la maladie de Parkinson

Décrite pour la première fois par Sir James Parkinson, qui lui a donné son nom, dans son essai sur la paralysie tremblante en 1817, cette maladie reste d’origine mystérieuse. Elle peut survenir à la suite d’un choc ou d’une intervention chirurgicale mais, le plus souvent, elle est sans cause apparente.

Origines du mal

Plusieurs pistes ont été explorées pour expliquer la prolifération de cette maladie mais, aujourd’hui, seules trois hypothèses sont actuellement retenues, mais sans preuves réelles:

  • L’ hérédité, pou r les cas précoces, c’est-à-dire avant 50 ans.
  • L’environnement, le milieu rural, plus exposé aux pesticides, étant plus touché par la maladie.
  • Une alimentation appauvrie entraînant une carence d’antioxydants, ces substances (vitamines ou minéraux) qui « piègent» les radicaux libres dans les cellules et les protègent de l’oxydation.

Mécanisme

En revanche, son mécanisme, lui, est connu depuis 1922. Il s’agit d’une atteinte des neurones du locus niger (un noyau du système nerveux situé au niveau de la région centrale de l’encéphale). Ces cellules nerveuses sécrètent un neurotransmetteur, la dopamine, pour communiquer avec un autre secteur du cerveau, le striatum. Cette communication est à la base du mouvement maîtrisé et volontaire du corps: sans assez de dopamine (un malade peut perdre jusqu’à 80 % de cellules productrices), les gestes deviennent incertains. Un traitement à base de lévodopa (L¬dopa), substance utilisée par les neurones pour fabriquer la dopamine, a été mis en place dès 1967.

Symptômes

En France, la maladie de Parkinson affecte environ une personne sur cent entre 55 et 65 ans, mais 5 à 10 % des malades sont atteints plus jeunes (entre 30 et 55 ans). Trois manifestations caractérisent cette maladie:

  • L’akinésie

C’est une raréfaction des mouvements spontanés (mimiques quand on parle, par exemple) et un ralentissement des gestes qui deviennent difficile à initier.

  • L’hypertonie musculaire

Elle se manifeste par des crampes dans les membres, ou une raideur au niveau de la colonne vertébrale, et s’accompagne souvent d’une déviation latérale.

  • Le tremblement

Il n’est pas systématique (un patient sur 5 n’en souffre pas) et, contrairement au tremblement sénile, il n’apparaît qu’au repos.
D’autres symptômes accompagnent cette affection: douleurs, amaigrisse-ment, troubles digestifs, insomnie, dépression, perte de l’équilibre et confusion mentale.

Évolution de la maladie de Parkinson

Le diagnostic est difficile à établir au début, toutefois, le symptôme le plus caractéristique est l’akinésie. Le mal évolue en trois étapes:

  • La « lune de miel» : C’est la période, de 3 à 8 ans, pendant laquelle les symptômes sont dormants.
  • La fluctuation des symptômes Après 6 ans d’évolution, 60 % des malades voient les symptômes apparaître de manière fluctuante, mais de plus en plus fréquemment.
  • La perte d’efficacité de la L-dopa Il y a une aggravation des symptômes voire la perte de la mobilité et, dans les cas critiques, des facultés mentales.

Traitements de la maladie de Parkinson

S’il n’existe pas de traitement curatif, il est possible de corriger certains symptômes de la maladie.

  • La L-dopa

C’est la référence. Elle agit sur les trois symptômes et prolonge l’espérance de vie de 5 ans minimum. Cependant, la L-dopa perd son efficacité avec le temps alors que les difficultés motrices apparaissent, dans 86 % des cas, après la période de « lune de miel ». C’est pourquoi certains thérapeutes ne la préconisent pas d’emblée. D’autant qu’elle a de nombreux effets secondaires secondaires (nausées, hypotension, agitation) et une posologie contraignante du fait de sa durée de vie très courte dans l’organisme (1 h 30 à 3 h).

  • Les agonsites dopaminergiques

Ce sont des substances qui agissent à la manière de la dopamine comme la bromocriptine ou le piribédil. Elles ont une efficacité moindre que la L-dopa mais aussi moins d’effets indésirables.

  • Les autres médicaments

D’autres substances comme l’armantadine ou les anticholinergiques sont utilisées, notamment contre les tremblements. Généralement efficaces pendant la « lunedemiel», leur effet s’estompe ensuite.

  • La chirurgie

Plusieurs centres en France réalisent des « stimulations cérébrales profondes », techniques qui consistent à introduire des électrodes dans le noyau subthalamique puis à envoyer, via un neuro-stimulateur, des impulsions électriques qui semblent rétablir le fonctionnement normal de production de dopamine. Seulement 15 % des malades sont concernés car cette opération exige une excellente forme physique.

L’exercice physique

Il est essentiel pour le malade atteint de la maladie de Parkinson:

  • La marche avec obstacle aide à conserver, le plus longtemps possible, l’équilibre.
  • Exercices bénéfiques visant à redresser la colonne vertébrale: debout, face à une paroi, regarder le ciel et lever les bras le plus haut possible. Ou encore, couché sur le ventre, soulever la tête pendant quelques secondes.

Des malades célèbres

C’est au boxeur Mohammed Ali ou au dernier pape qu’est associée, le plus souvent, la maladie de Parkinson.

En réalité, les symptômes présentés par le boxeur sont dus à des traumatismes crâniens répétés. De même, on peut observer
des syndromes parkinsoniens chez certains consommateurs de stupéfiants ou chez les victimes d’une intoxication à l’oxyde de carbone.

En revanche, Jean-Paul Il a présenté l’intégralité des symptômes typiques de cette pathologie (rigidité, corps tourmenté, tremblements, voix inaudible … ) rappelant au monde ce qu’est cette maladie: un esprit sain dans un corps qui échappe à tout contrôle.

 

 

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