1 La détresse

Le traumatisme de membre est souvent la cause d’ une fracture. Celle-ci peut se déplacer et léser un vaisseau sanguin (hémorragie), un nerf (paralysie)… Même isolées, les fractures du bassin ou du col du fémur, sont toujours hémorragiques et cette hémorragie met en péril la fonction circulatoire. La fracture du col du fémur chez la personne âgée expose moins à ce risque.

2 L’ intervention
2-1 Bilan :

  • circonstances de l’ accident (violence du traumatisme, mécanisme)
  • lésions présentées (de la tête aux pieds) + bilan vital, coloration des conjonctives.
  • impotence fonctionnelle (incapacité de bouger du fait de la douleur)
  • présence d’ une plaie, d’ une déformation. + atteinte motrice ou sensitive.
  • coloration, température du membre, présence d’ un pouls en aval.
  • traitement éventuel, antécédents.

2-2 Décision

  • médicalisation en cas de fracture du bassin, du fémur, de fracture avec grosse angulation, de gros délabrements, de déformation importante, d’ atteinte vasculaire ou nerveuse et si la victime est très algique.
  • pas de médicalisation pour une entorse, une luxation des petites articulations.

2-3 Conseils

  • pansement des plaies
  • immobilisation provisoire du membre.
  • oxygéner à fort débit (15 l/min.)

A savoir

  • La fracture ouverte (fracture + plaie en regard de la fracture) n’ est pas une indication à elle seule de médicalisation. Le matelas coquille est souvent nécessaire à l’ immobilisation du blessé.
  • La protection des intervenants avec des gants de latex est nécessaire pour éviter la transmission de maladies infectieuses (SIDA, hépatite virale B).

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