1 La détresse

L’arrêt Cardio Respiratoire (ACR) peut être lié à la vieillesse, une maladie (infarctus,…) ou une pathologie circonstancielle (intoxication, traumatisme, noyade, électrocution,…). C’ est une inefficacité circulatoire (pas de pouls, de ventilation ni de conscience) consécutive à un arrêt du coeur (« asystolie ») ou un trouble du rythme grave (« fibrillation ventriculaire »). Il prive dangereusement d’ oxygène les cellules de l’ organisme.

L’arrêt Cardio Respiratoire ne signifie pas mort : une prise en charge rapide (dans les secondes ou les minutes qui suivent) permet d’essayer de sauver les cellules nerveuses et de sauver certaines victimes (victimes jeunes et noyés en particulier). On peut aussi décider de réanimer des victimes dont la durée de l’ACR a certainement été fatal pour les neurones : les autres cellules de l’ organisme sont moins sensibles au manque d ‘oxygène et des organes peuvent être récupérés pour être greffés sur d’ autres personnes.
Il faut faire attention aux faux Arrêt Cardio Respiratoire : victimes « hypothermiques » (température interne < 30°C) dont toutes les fonctions sont ralenties au point que le pouls n’ est pratiquement plus perceptible ou très lent…

2 L’ Intervention secouriste d’un Arrêt Cardio Respiratoire
2-1 Bilan : La notion d’ ACR en cours de réanimation justifie à elle seule l’ envoi immédiat d’ un renfort médicalisé.

+ D’ autres renseignements sont utiles pour préciser les conditions d’ intervention :

  • âge
  • délai entre la découverte et l ‘appel (depuis quand?)
  • utilisation du DSA?
  • evénement déclenchant (maladie, accident, intoxication)
  • antécédents du malade ( maladie cardiaque, cancer)
  • traitement

2-2 Décision . en dehors des cas où la mort est certaine (rigidité cadavérique…), la décision de ne pas entreprendre les gestes de réanimation ou de les interrompre appartient au médecin; la médicalisation est donc obligatoire.

3 A savoir

Rien ne doit retarder le départ des engins : il prime sur le bilan complémentaire.
L’ état des pupilles n’a pas de valeur diagnostique mais est un signe de gravité et de surveillance.

Seul l’ECG peut faire la différence entre fibrillation et arrêt.

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